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.Elle boit chacunes de ces paroles, à chacuns de mes claquements de lèvres

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Je me rends compte en fin de compte, qu'il n'y a pas qu'un moi en moi. Y a le lui et aussi le lui, même que des fois ce lui la est la aussi. On est tous unique mais on peut à la fois présenter tant de facette. Je trouve ça affreusement facile pour ma part. C'est trompeur, c'est bizarre, ça peut frustrer mais ce fait est présent. J'ai souvent entendu des gens me dire que j'étais un cas à part, que si j'étais pas la il faudrait m'inventer. Je rigole, j'annonce un petit sourire au coin des lèvres et une petite phrase feintant pour conclure. Ca passe toujours. Souvent quand ils me parlent, je ne leur réponds que par un regard ou un sourire. C'est tellement plus loquace parfois comme réponse. Eux ils sont la, malgré mon indépendantisme je ne peux pas le nier, ils sont la. Ne s'attardant pas sur les détails, ne s'attardant même pas sur le monde qui les entoure, à croire qu'ils vivent sans se poser de questions. Parfois il me sonne de penser à leur place, de m'accaparer leurs pensées et de voir si ils sont la, présent parmi nous parmi moi. Sans cesse en marge d'une société peu convaincante, je m'amuse à créer, à inventer et à rêver. Somme en tout ces trois ne font qu'un. Un est tout, tout est un. J'observe avec délicatesse le moindre détail, m'amuse à fixer les gens qui passent, à les mémoriser de sorte que je ne puisse louper aucun de leur caractère physique. L'envie de tout voir, de tout savoir et de tout comprendre. Petit, innocent et insouciant je me fondais dans la masse. Pas moins grand, pas plus coupable mais peut être plus soucieux, je crains désormais qu'elle se morfonde à travers moi. L'idée que le monde évolue m'attrait et l'idée que le temps passe m'assomme. La lucidité n'est plus au rendez vous, je me tâte à savoir si des gens sont encore capable de penser et de ne pas se suffire à cette société. Le simple fait que des proches me disent que les écrits-ci sont trop long et qu'ils n'ont pas le courage de les lire m'inquiète fâcheusement. Il est vrai que l'écrit dont je m'octroie est une belle masse sans paragraphe ni alinéa, la structure n'est faite que pour faire beau et attirer les éperdus. La masse mystérieuse de texte sans forme attire les plus érudits à la quête de connaissance. Simple avis. Certes pour un certain nombre, je dirais n'importe quoi à la limite du mensonge. Mais ce mensonge ne sera jamais vrai, tant qu'un autre nombre approuvera mes dires. Quoi que l'on dise, je dirais toujours vrai.

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L'enchaînement de sujets aléatoires est à la portée de quiconque. Mais de se faire tout en liant les parties et en en respectant un certain sens, marque une complication moins à portée de toutes phalanges.

Y.

# Posté le lundi 04 février 2008 08:18

Modifié le lundi 04 février 2008 10:19

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